UNDINE

329 Views

COMMENTAIRES

Quiconque connaît le folklore européen aura une idée de la destination du dernier long métrage de Christian Petzold. Mais alors que ce conte de fées moderne s’ouvre, Undine n’est pas encore un esprit aquatique. C’est une historienne d’État qui donne des conférences sur Berlin aux touristes et qui fait face à une rupture aveugle. Peu de temps après, elle rencontre un plongeur industriel dans un accident bizarre, et leurs destins s’entremêlent irrévocablement.

Avant même que le fantastique n’émerge pleinement, Paula Beer apporte une qualité éthérée à Undine. C’est une performance mature et captivante qui retient l’attention dans les moindres instants. Fondamentalement pour cette histoire, elle n’a pas peur de céder aux grandes émotions requises d’une tragédie intemporelle, mais ne se tourne jamais vers le mélodrame. Ses intérêts amoureux Christoph (Franz Rogowski) et Johannes (Jacob Matschenz) se définissent en opposition physique et émotionnelle l’un à l’autre, donnant au choix d’Ondine d’aligner les deux dans son histoire une poésie désespérée. Ce n’est pas une histoire d’amour moderne, et ici, une approche traditionnelle en étoile fonctionne.

Le film au décor berlinois profite de la topographie éclectique de la ville, mise en valeur par une cinématographie riche et une partition de piano onirique. Cela permet aux points les plus stagnants de l’intrigue de retenir l’attention des téléspectateurs, même si cela ne détourne pas totalement le rythme inégal. Malheureusement, le film hésite à savourer ses moments magiques et réalistes. Il y a plusieurs points dans le film où l’ on attend Ondine à la tête la première de plonger dans ses racines mythologiques, mais chaque fois qu’il préfère simplement tremper ses orteils. Cela crée une ambiguïté dans le style et le ton qui retient l’ attention , mais jamais complètement satisfait.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *