SHIRLEY

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L’incandescente Madeleine encore fraîche dans nos mémoires, Josephine Decker revient à l’écran avec Shirley . Très différent de son précédent long métrage, ce portrait biographique de la célèbre écrivaine d’horreur Shirley Jackson (Elisabeth Moss) conserve néanmoins l’essence de ce qui rend le travail de Decker si frappant.

Moins d’un biopic traditionnel qu’un instantané d’une période spécifique de la vie de Jackson, Shirley commence comme un quadruple dans la tradition de Who’s Afraid of Virginia Woolf? : en 1964, Shirley et Stanley (Michael Stuhlbarg) ont invité Rose (Odessa Young) et Fred Nemser (Logan Lerman) à rester chez eux. Ici, les Nemser sont censés aider à la fois aux travaux scolaires et aux tâches ménagères – tâches qui sont distinctement réparties selon les sexes. Les tensions ondulent dans la maison alors que les deux couples font face à leurs propres conflits internes, et il ne manque pas de commentaires à boire ou à barboter. 

C’est la première fois que Decker ne travaille pas avec son propre scénario, mais le scénario de Sarah Gubbins (basé sur un roman de Susan Scarf Merrell) reste fidèle au thème central de l’œuvre du réalisateur. Au cœur de ce film se trouve la dynamique complexe entre deux femmes, et Shirley est à son plus convaincant lorsqu’elle explore la relation aux multiples facettes entre Shirley et Rose. 

Une amitié hésitante naît entre eux une fois que les obstacles initiaux sont surmontés, et bientôt Rose devient à la fois une confidente et une muse de Shirley, aidant à la recherche de ce qui deviendra le premier roman de l’écrivain. C’est la touche féminine insaisissable qui aide Shirley à surmonter le blocage de son écrivain et même à la sortir de sa phobie sociale – pas la harcèlement envahissant de son mari qui n’est souvent que légèrement déguisé en soutien. 

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